Thursday, December 22, 2011

Soyouz

Arrivés en pirogue en Guyane, nous voilà vite rattrapés par la haute technologie. Un spectacle impressionnant, même à 10km du pas de décollage.

Read more...

Wednesday, December 21, 2011

Amazone interdite

Le petit bateau largue les amarres et s'engage lentement sur le fleuve immense, gigantesque bande brune bordée du vert absolu de la végétation folle. Sur quelques dizaines de mètres carrés, deux cents personnes ont pu accrocher leur hamac, en plusieurs couches superposées, formant d'étonnantes grappes humaines suspendues. L'après-midi passe lentement sous le soleil écrasant. Petit bar sur le toit, flots de bière, musique à fond, le jour tombe et le ciel étoilé nous couvre bientôt. Au petit matin, les enfants en pirogue, sur le chemin d'une improbable école, surfent sur nos vagues.

Au soir suivant nous voilà dans le bus, un de plus, combien de nuits aurons-nous passé ainsi ? La route est bitumée quelques kilomètres, puis, soudain, le chaos. Il y a quelques mois, j'aurais encore pensé : "Tiens, une zone de travaux". Mais maintenant je devine que les 600 kilomètres restant se feront sur une piste défoncée. J'ai raison. La piste est engloutie de forêt. On sent que le mince fil de terre peut être effacé en quelques semaines. Au dessus de nous, les cimes et encore les étoiles. On sait que la moindre averse transformera le maigre chemin en torrent de boue, et que le bus mettra alors plusieurs jours à s'en tirer. On sait aussi que les attaques sont fréquentes. Délicieux laconisme des forums : "Prenez plutôt le bus public, qui est moins souvent braqué que les 4x4 privés".


Cinq heures du matin, une gare routière délabrée, perdue. Une demi-heure (25 minutes de négociation, 5 minutes de route) plus tard, poste de police fédérale. Ca ouvre à huit heures. A l'heure dite, les flics louches prennent nos passeports mais ne nous laissent pas rentrer au poste. Ca traine. Fallait-il y glisser un dollar ? Non, nous avons le temps et des principes. Ca traine. Nous avons passé une vingtaine de postes frontières dans des pays recordmen du top corruption de Transparency International, on ne va pas craquer ici. Ca traine, mais ça marche. Le tampon est là.

Marche vers le fleuve, encore un fleuve. Atmosphère résolument far west. Chercheurs d'or illégaux, putes, trafiquants de drogue et de tout ce qui a un droit de douane, et quelques gens normaux j'imagine aussi. Négociation. Une petite pirogue à moteur nous emporte. En face, la forêt, encore l'immense forêt, et ses bruits. Le petit village apparait peu à peu. C'est minuscule. Nous débarquons sans trop y croire, mais un panneau au format familier se présente. Bienvenue à Saint George de l'Oyapock, en Guyane. Bienvenue en France. Bienvenue à la maison.

Read more...

Friday, December 16, 2011

Salvador

Tout comme nous n'avions rencontré l'Italie, la vraie, qu'en arrivant à Naples, c'est en débarquant à Salvador que nous avons enfin fait connaissance avec le Brésil.

Quand São Paulo et Rio sont, à mon avis, sur la pente insensée vers le modèle américain -- comme tant d'autres pays et villes traversés cette année ! -- riches barricadés dans leur quartiers privés protégés par les milices, pauvres se mourant dans leurs favelas, Salvador nous montre autre chose.

A Salvador on n'échappe pas à la fièvre, à la fête, à une sorte de magie qui relie les gens au delà de leur race et de leur classe.

Si ton truc c'est la plage déserte, mieux vaut opter pour Tahiti ! Si en revanche c'est l'ambiance que tu recherches...




Read more...

Sunday, December 11, 2011

Trois idées reçues sur le Brésil

Idée reçue n°1 : Il fait toujours beau à Rio

Eh bien non, même en plein été austral, en décembre, il pleut et il fait froid à Rio ! Et comme à part la plage (Copacabana, Ipanema...) il n'y a rien à faire...



Idée reçue n°2 : Sao Paulo propose les meilleures pizzas du monde

Tout a commencé lors de la rencontre d'un Brésilien dans le train de nuit Bangkok-Chiangmai en mai... puis "confirmé" par un Franco-Brésilien aux Philippines... et tous les guides de voyage en parlent. Selon tous ces gens, "les pizzas de Sao Paulo sont les meilleures pizzas du monde -- encore meilleures que celles de Naples".

Après notre expérience de Naples, sont étions impatients d'arriver à Sao Paulo. Nous avons d'ailleurs construit notre itinéraire d'Amérique du sud en fonction de ça. Une fois en ville, renseignements pris, la meilleure pizzeria de la ville (et donc du monde par extension) est Braz.



Là... de toutes nos attentes, seule l'addition dépassait ! Tout cela n'aurait pu ne rester qu'une déception, mais nous l'avons ressenti comme une insulte avec Naples encore sur nos papilles et dans nos coeurs.

Idée reçue n°3 : Les Brésiliennes sont des bombes

Le Brésil, c'est Los Angeles : 95% de la population est obèse, et 5% sont des bombes construites de toutes pièces à coups de gym et de chirurgie -- évidemment, c'est le 5% que tu vois à Copacabana et sur les brochures.

Les Inconnus avaient en fin de compte raison.







Read more...

Saturday, December 10, 2011

Lose au Pantanal (2)

Update : Sommes toujours vivants après la pêche aux Piranhas. Par contre, le produit de notre pêche ayant frôlé le bord de l'eau quelques instants, d'autres Piranhas (ceux que nous n'avions pas pêchés) se sont régalés de leurs confrères...

Notre fameux "guide" Emerson

Read more...

Tuesday, December 6, 2011

Lose au Pantanal

Mardi, 10h
Avons dépassé de 100km l'intersection où le bus était censé nous déposer. Le chauffeur veut nous lâcher au bord de la route près des étangs infestés de caïmans. Retour en arrière.

18h
Ballade à cheval. Une heure après le départ, effroyable orage. Le "guide" se perd dans la savane. Les chevaux s'affolent. On retrouve le camp juste avant la nuit.

Mercredi, 7h30
Faux-départ : la Jeep a un pneu crevé. Changement de roue.

9h
Panne soudaine à 15km du camp. Impossible de redémarrer. Alors que nous poussons la Jeep, le "guide" reste au point mort et tente de démarrer au démarreur... hum. Là, je commence à m'inquiéter. Au Pérou j'ai vu les mecs changer la boîte de vitesse du car au bord de la route !

Midi
Marche dans les marécages. Le "guide" perd tout le groupe. Quand tout le monde se retrouve, les gens ne sont pas contents mais lui encore moins. Une altercation éclate. Je prends la défense d'une dame allemande. Le ton monte. Insultes au milieu du marais. Morale : en pleine jungle, pas facile de raisonner un mec qui a une machette de 40cm quand tu ne disposes que d'un couteau suisse.

14h
Bloqués par un pont à moitié écroulé (alors que nous l'avions emprunté le matin même)


A l'heure où j'écris ces lignes, nous nous apprêtons à prendre place dans de frêles embarcations pour aller pêcher le Piranha dans les eaux bourrées de caïmans, en compagnie du fou à la machette que j'ai insulté tout à l'heure. Vous avez dit "forcer sa chance" ?


« Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront. »René Char

Read more...

Sunday, November 27, 2011

Uyuni

Paysages lunaires à plus de 4000m d'altitude au Sud-Ouest de la Bolivie.






Read more...