Sunday, June 12, 2011

Rencontre éléphantesque





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Thursday, June 9, 2011

Incursion

A partir de l'extrême Nord de la Thaïlande, dans ce "Triangle d'Or" qui fascine tant les occidentaux, nous avons pu faire une incursion de quelques jours en Birmanie.

Incursion dans l'espace, dans le temps, tant ce que nous trouvâmes là était d'ailleurs.

En plein pays Shan, la junte militaire birmane n'aime pas trop les yeux indiscrets. Mais l'amour de la devise forte étant plus fort encore, les étrangers sont autorisés à la ville frontière, Tachileik, et les plus pressants (dont nous faisons bien sûr partie) peuvent même tenter leur chance et demander une autorisation spéciale, conditionnée à l'accompagnement permanent d'un guide/surveillant, pour s'enfoncer jusqu'à la ville historique de Kengtung à 150km de là. Impossible d'aller plus loin, il faudra ensuite revenir sur nos pas et nous en retourner en Thaïlande.

Je n'oublierai jamais la tête de l'officier d'immigration, à la limite extrême de la crise cardiaque, quand je lui dit qu'on veut aller à Kengtung. Quelque chose me dit qu'il n'y aura pas foule de touristes là-bas. Il tente de nous dissuader, mais évidemment, plus on te dit "n'y vas pas, n'y vas pas"...

Après quelques heures au petit bureau du ministère du tourisme, où notre requête fut acceptée et des centaines de papiers remplis et tamponnés, nous voilà donc dans le bus pour Kengtung avec notre guide, qui décide de tout et s'interpose dès que nous engageons une conversation. Le bureau a la gentillesse de garder nos passeports, pour notre confort. Un petit air de Corée du Nord ! (bon, en Corée du Nord j'avais jour et nuit 2 guides, 1 interprète et 1 chauffeur sur le dos, c'est la dose supérieure). Durée prévue : 4h30. Distance : 150km. Et pourtant la route est bonne, on ne comprend pas. Ah, après 3 checkpoints en 10km, on comprend.

Le militaire birman aime le checkpoint. Il en met à chaque entrée/sortie de chaque ville, et puis aussi un peu partout. Chaque checkpoint comporte une baraque par service (police, immigration, douane, santé, etc. les autres sont écrits en birman et le guide fait semblant de ne pas comprendre quand je demande ce que c'est). Notre guide se déplace avec des piles de photocopies de notre permis officiel, qu'il remet à chaque baraque de chaque checkpoint à chaque déplacement. Je me demande ce qu'ils en font.

Il est difficile d'imaginer qu'en 2011 on ne soit pas partout libre de se déplacer à l'intérieur de son propre pays, mais c'est bien le cas ici. Les birmans aussi ont besoin d'autorisations, surtout quand on s'approche de la frontière, et surtout les femmes de moins de 25 ans. Celles-ci doivent descendre du bus à chaque contrôle, signer des documents, promettre de ne pas s'enfuir en Thaïlande, etc. Note pratique si vous voyagez là-bas : si vous avez le choix entre deux bus, prenez celui qui contient le moins de jeunes femmes, il arrivera plus vite.

Cela dit le bus est moderne, et on nous passe un DVD thaïlandais de spectacle super chaud, gogo danseuses etc. Les moines voyageant avec nous n'en sont pas l'audience la moins attentive.

Enfin, nous arrivâmes à Kengtung, où la première activité fut... la paperasse au bureau d'immigration bien sûr ! pour demander les autorisations nécessaires au trek du lendemain. Mais ça, c'est une autre histoire.


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Monday, June 6, 2011

Voilà c'est dit

Mon père a commenté sur son blog voilacestdit notre post Sisyphe sur les ramasseurs de souffre du volcan d'Ijen. J'en profite pour lui faire un peu de pub, n'hésitez pas à jeter un oeil ! (lien direct vers son article)

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Friday, June 3, 2011

Massage thaïlandais

Le tour du monde des clichés continue, et nous nous attaquons aujourd'hui à un morceau de choix : le massage thaïlandais.

Alors que dans un spa du Royaume de Thaïlande Julie se faisait couper les ongles recevait un soin de manucure (il parait que ça fait mieux comme ça), votre serviteur décida de se sacrifier pour enfin connaître la vérité.

Mes premiers doutes naquirent (et mes derniers espoirs secrets de scènes lascives dans la mousse, etc. disparurent tout à fait) dès le petit sourire sadique de la masseuse bien bâtie qui arriva dans la cabine. Au bout de cinq minutes, j'avais bien saisi le concept : un massage thai, c'est une succession de pressions de 100kg (en général appliquées avec les coudes ou les genoux, bref quelque chose de contondant) sur des points de ton corps choisis pour la souffrance provoquée.

Le problème à ce moment, c'est qu'il te reste 55 minutes et que tu sens qu'elles vont être longues. Ma dernière pensée avant de sombrer dans cet état second où tu ne te concentres plus que sur la douleur, fut de me rappeler que j'étais en train de payer pour être ainsi torturé.

Une fois que tout ton corps est bien écrasé, les choses sérieuses peuvent commencer : on te fait prendre des positions d'acrobate-enfant chinois contorsionniste, et dans ces positions, craquer des os que tu ne pensais pas avoir (ou est-ce ma colonne vertébrale qui a finalement lâché ?).

La masseuse se sentait bien et détendue à la fin, elle était vraiment rayonnante -- eh, c'est elle qui devrait me payer ! Enfin je dois avouer que moi aussi, j'étais bien et détendu. Quand 60 minutes de torture se terminent, et que tu découvres avec surprise que tu arrives encore à marcher quasiment sans boiter, oui ça fait du bien !

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Thursday, June 2, 2011

Record

Bon, nous avons été un peu critique avec la Malaisie, alors on doit au moins leur reconnaître une chose : ils sont recordmen du monde de la plus grande douche (ce n'est pas une baignoire, je précise).

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0 photo de Malaisie

Effectivement, nous n'avons pas trouvé cinq photos de Malaisie pour le post habituel, ni quatre, ni une enfin [update : on a quand même mis deux, mais c'est juste pour appuyer les propos].

La Malaisie "continentale" est encadrée par la Thaïlande au nord et Singapour au sud, Singapour auquel elle abandonne l'extrême pointe sud-est du continent asiatique. La traversant dans toute sa longueur sud-nord, nous n'y avons trouvé que centres commerciaux climatisés, tours de bureaux climatisées, tours d'habitations climatisées avec sécurité privée, et parkings climatisés. Normalement, les quatre communiquent par des passages intérieurs climatisés, donc pas la peine de sortir dans la chaleur étouffante, la pollution, la saleté, le bruit. L'extérieur dévasté est réservé à la part sans importance de la population (99% à mon avis) qui ne fait pas partie de la nouvelle classe sociale "moderne" malaisienne.



Il n'y a tellement rien à faire à Kuala Lumpur (à part les centres commerciaux etc. je ne recommence pas !) que les visiteurs se retrouvent tous à payer une forte somme pour monter, même pas au sommet mais sur la passerelle du 40ème étage des tours Petronas, d'où on ne voit rien (allez, je mets une photo quand même), histoire de dire qu'on a visité quelque chose. Humiliation suprême, il faut réserver à l'avance, et subir avant de monter une vidéo et des speechs interminables de propagande pro-malaisienne et pro-Petronas (la compagnie pétrolière nationale, Petrol Nasional, moi qui croyais romanesquement que les tours étaient baptisées en honneur à Pétrone...).

Vue de la passerelle... nous avons payé cher et donné deux heures de notre vie pour cette photo....
Si comme nous votre première impression est que c'est légèrement pollué, vous vous trompez, comme vous l'auriez appris au cours de la propagande information officielle : il s'agit d'un "phénomène climatique d'origine indonésienne (tiens!) normal à ce moment de l'année".

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